L'association harmonieuse du corps et de l'esprit par la voix

Enseigner et pratiquer
le chant

Venise, la poésie d'Alfred de Musset sur la musique de Charles Gounod


Compositeur: Charles Gounod
Chant Lyrique

Venise (" Dans Venise la rouge ")

- 1 -
Dans Venise la rouge
Pas un bateau ne bouge,
Pas un pêcheur dans l'eau,
Pas un falot!
La lune qui s'efface
Couvre son front qui passe
D'un nuage étoilé
D'un nuage étoilé
Demi voilé!
Tout se tait fors les gardes
Aux longues hallebardes
Qui veillent aux créneaux
Des arsenaux.

- 2 -
Ah! maintenant plus d'une
Attend au clair de lune
Quelque jeune muguet,
L'oreille au guet.
Sous la brise amoureuse
La Vanina rêveuse
La Vanina rêveuse
Dans son berceau flottant
Passe en chantant.
Tandis que pour la fête
Narcissa qui s'apprête
Met devant son miroir
Le masque noir.

- 3 -
Laissons la vieille horloge
Au palais du vieux doge
Lui compter de ses nuits
Les longs ennuis.
Sur la mer nonchalante
Venise l'indolente
Ne compte ni ses jours
Ne compte ni ses jours
Ni ses amours.
Car Venise est si belle
Qu'une chaîne sur elle
Semble un collier jeté
Sur sa beauté.

Ecouter l'air de Venise
(" Dans Venise la rouge ")
avec accompagnement:

Partition :

Cliquer ici pour voir la partition de Venise ( Dans Venise la rouge )



Air de Venise (" Dans Venise la rouge ")
avec accompagnement :

Cliquer ici avec le bouton droit de la souris  pour télécharger Venise ( Dans Venise la rouge ) en fichier midiCliquer ici avec le bouton droit de la souris pour télécharger Venise ( Dans Venise la rouge ) en mp3


Si ce chant est bien issu du célébrissime poème Dans Venise la rouge..., vous noterez cependant des différences entre les paroles de la chanson et le poème ici reproduit:

Dans Venise la rouge,
Pas un bateau qui bouge,
Pas un pêcheur dans l'eau,
Pas un falot.


Seul, assis à la grève,
Le grand lion soulève,
Sur l'horizon serein,
Son pied d'airain.

Autour de lui, par groupes,
Navires et chaloupes,
Pareils à des hérons
Couchés en ronds,

Dorment sur l'eau qui fume,
Et croisent dans la brume,
En légers tourbillons,
Leurs pavillons.

La lune qui s'efface
Couvre son front qui passe
D'un nuage étoilé
Demi-voilé.

Ainsi, la dame abbesse
De Sainte-Croix rabaisse
Sa cape aux larges plis
Sur son surplis.

Et les palais antiques,
Et les graves portiques,
Et les blancs escaliers
Des chevaliers,

Et les ponts, et les rues,
Et les mornes statues,
Et le golfe mouvant
Qui tremble au vent,

Tout se tait, fors les gardes
Aux longues hallebardes,
Qui veillent aux créneaux
Des arsenaux.

Ah ! maintenant plus d'une
Attend, au clair de lune,
Quelque jeune muguet,
L'oreille au guet.

Pour le bal qu'on prépare,
Plus d'une qui se pare,
Met devant son miroir
Le masque noir.


Sur sa couche embaumée,
La Vanina pâmée
Presse encor son amant,
En s'endormant ;

Et Narcissa, la folle,
Au fond de sa gondole,
S'oublie en un festin
Jusqu'au matin.

Et qui, dans l'Italie,
N'a son grain de folie?
Qui ne garde aux amours
Ses plus beaux jours?

Laissons la vieille horloge,
Au palais du vieux doge,
Lui compter de ses nuits
Les longs ennuis.

Comptons plutôt, ma belle,
Sur ta bouche rebelle
Tant de baisers donnés...
Ou pardonnés.

Comptons plutôt tes charmes,
Comptons les douces larmes,
Qu'à nos yeux a coûté
La volupté!

Voir la notice pour voir, entendre, ou télécharger les documents
Concernant les droits sur les paroles et les musiques des oeuvres que nous mettons en ligne: certaines sont offertes par leurs compositeurs. Pour les autres, nous pensons, en toute bonne foi, qu’elles sont libres de droit (dans le domaine public). Si tel n’était pas le cas, n’hésitez pas à nous le faire savoir (preuves à l’appui, tout de même…), nous effacerons immédiatement l’œuvre concernée.

Version imprimable de cette page
Version imprimable


Mentions Légales

Conception du site corpsyphonie: www.rmarc.net
 CopyrightFrance.com
Surveillance :